Le métier de collecteur de mémoire

C'est un métier récent, il émerge avec le 21ème siècle.

Le projet initial est de valoriser les personnes âgées - leur place dans la société - par la collecte de leurs souvenirs, notamment auprès des personnes en fin de vie. Des emplois-jeunes sont alors chargés de cette mission dès 1997.

C'est à l'initiative de l'association « Paris / Mémoire » qu'un nom est donné à la profession : « collecteur » qui recueille ce qui était épars ;
« mémoire » souvenir qu'une personne laisse d'elle.


Cette profession n'est pas réglementée, il n'existe pas de posture scientifique type pour la collecte de mémoire. Aussi, la démarche biographique voit souvent le jour de façon « sauvage » car elle est pratiquée sans formation appropriée.
La formation unique en France du DUHIVIF a permis de formaliser l'approche et la démarche par souci méthodologique et nécessité éthique.


« En tant que chercheuse en sciences humaines, j'ai appris à rester en retrait, observatrice, distante. En histoire de vie, j'ai appris à m'impliquer personnellement. Indispensables et complémentaires, ces deux formations me permettent aujourd'hui d'apprécier ce qui relève du personnel de ce qui relève de l'intime d'une personne qui livre l'histoire de sa vie. Cette démarche ne peut pas servir de thérapie ! »